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Interview de Laurent Théodore Président de France Boissons : « France Boissons en proximité avec les équipes et les clients »

■ Après un parcours très international, dans la bière notamment, vous avez pris la présidence de France Boissons à l’automne 2022, succédant ainsi à Loïc Latour, parti à la retraite. L’une de vos priorités était de faire le tour de l’entreprise afin d’en connaître tous les rouages… Quel constat en tirez-vous ? Cette sorte de tour de France continue ! il est essentiel pour moi d’être en proximité avec les équipes. Je continue de découvrir des sites dans lesquels je ne suis pas allé et parfois je retourne sur certains que j’ai déjà visités. toujours avec la même optique : être au plus près des premières lignes, des employés, des agents de logistique, des chauffeurs livreurs, des techniciens, des commerciaux terrain et, bien évidemment, rencontrer des clients. C’est un mode opératoire avec lequel j’ai toujours fonctionné au cours de mes expériences précédentes à l’étranger. Quand les opérationnels voient que j’ai écouté ce qu’ils m’ont dit, que cela se transforme en actions et que ces actions sont suivies par des améliorations, ils sont d’autant plus enclins à continuer de donner du feedback. C’est un cercle vertueux d’amélioration continue. ​

■ En quoi France Boissons vous paraît bien préparé pour affronter les transitions de demain ? D’une part, il y a un engagement fort de la part des collaboratrices et collaborateurs de France Boissons, quelles que soient les fonctions, qui fait plaisir à voir. Ce sont eux qui font la différence sur le terrain, en clientèle. Avec un état d’esprit positif. L’an dernier, nous avons délibérément choisi d’avancer la tenue de nos NAO* sur le 4e trimestre, au lieu du 1 er trimestre de l’année en cours, afin que nos « premières lignes » aient de la visibilité sur leurs conditions salariales. Ajoutons à cela une amélioration continue en termes de sécurité, sur les sites et sur les routes. D’autre part, la proximité de nos clients nous amène à nous améliorer sur nos fondamentaux de distributeur pour que France Boissons soit une valeur ajoutée dans leur business. Citons par exemple tout ce que nous faisons sur le digital. La transformation de My France Boissons en Eazle -marque mondiale qui appartient au Groupe heineken– est arrivée en parallèle d’amélioration de fonctionnalités, de rapidité de téléchargement, afin de progresser continuellement sur la fiabilité de notre outil de saisie pour nos clients. Résultat : le temps de téléchargement est de trois secondes, ce qui nous place en bonne position parmi les sites d’ecommerce. Parallèlement, le taux d’utilisation d’Eazle par nos clients ChR augmente. Au cours du mois de mai, nous avons ainsi observé que 50 % des commandes des ChR étaient prises via Eazle. Le but n’est pas de forcer le client mais de lui faire comprendre les bénéfices, à savoir la possibilité de commander 7 j/ 7, 24 h/24, et surtout, que cela ne vient réduire en aucun cas le lien qu’il a avec son commercial terrain. Nous avons 4 points de contacts avec notre client : le chauffeur livreur, le vendeur conseil, la prise de commande – soit via Eazle, soit via la télévente -, et enfin le service technique.​

 ■ Comment est la situation du recrutement ? Nous sommes dans une bien meilleure position que l’année dernière en termes de staffing et d’intégration ! Sur pratiquement tous les sites nous avons reçu plus de CV, et des candidatures de qualité. Nous avons anticipé les recrutements par rapport au démarrage de la saison. ​

■ Quel est le bilan de l’activité 2022, global et par catégories ? Comme on le sait, 2022 a été marquée par plusieurs séquences d’événements, à la fois des facteurs positifs et des facteurs externes qui le sont moins. Durant cette année, France Boissons, a su s’adapter et atteindre les objectifs assignés avec un chiffre d’affaires autour de 900 M€, soit un quasi-retour au niveau de 2019. La bière est en croissance, tout comme les spiritueux et les soft-drinks. Le vin a été un peu sous pression mais s’est globalement bien tenu.​

 ■ Comment se déroule l’activité de ce 1er semestre 2023 ? Les mois de janvier et février ont été très bons, et ceux de mars et avril ont été un peu plus compliqués du fait des grèves et de la météo. Le nonramassage des ordures dans les grandes villes, en particulier à Paris, a fait beaucoup de mal aux établissements qui dépendent du tourisme international. Après cinq mois d’activité, nous sommes dans les « temps de passage » que nous souhaitions. ​

■ Comment vous préparez-vous à la Coupe du monde de rugby ? Nous nous préparons avec attention et enthousiasme. On peut s’attendre à un engouement positif et à des volumes soutenus dans les agglomérations, notamment sur la bière. Je suis prudemment optimiste ! En tout cas, nous nous donnons tous les moyens pour réussir une grande année 2023.​

 ■ Quelles hausses avezvous appliquées depuis un an ? Comment sont vos relations avec vos fournisseurs ? Les relations se sont un peu tendues durant la phase de négociations mais nous entretenons des relations beaucoup plus constructives, je pense, que la grande distribution alimentaire avec ses fournisseurs. il y a toujours des opportunités pour créer de la valeur commune. Nous avons passé les hausses tarifaires que nous devions faire. ​

■ Quels ont été vos efforts en matière de sobriété énergétique et de réduction du bilan carbone ? Nous continuons de faire progresser les initiatives mises en place par mon prédécesseur : installation de cuves pour le biodiesel sur nos plateformes. Nous en aurons 28 à la fin de l’année. Le passage du diesel classique au biodiesel entraîne une réduction de 70 % de l’impact carbone, c’est significatif ! En parallèle, nous continuons de développer notre flotte électrique et nous installons des LEDs sur tous nos sites et nous optimisons les tournées​

■ Quels nouveaux chantiers sont (ou seront) engagés en 2023 ? Les sujets que nous avons évoqués précédemment demandent de l’amélioration continue. Je suis donc très vigilant au fait que nous ne nous dispersions pas mais que nous restions bien focalisés sur ce qui a de l’impact, en améliorant nos fondamentaux de distributeur en proximité avec nos clients. ​

*Négociations annuelles obligatoires​

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